Coach Parent Enfant

Dire juste pardon n’est pas un signe d’empathie

Dire pardon ne veut pas dire être empathique et n’apprend pas à un enfant à l’être.

Car souvent, nous demandons à nos enfants de dire pardon et puis ça s’arrête là…

Dire pardon n’est pas forcément efficace pour réparer la relation.

De nombreux parents pensent que cela suffit, ils apprennent la politesse à leurs enfants parce que c’est important qu’un enfant soit poli dans la société. Mais pour les enfants, la politesse  n’a pas de sens, ils ont du mal à l’acquérir et surtout ils se demandent pourquoi au final ?

Hors, les enfants vont acquérir que le mot pardon donne la fin au dommage causé et ne prend pas en compte l’autre, les libèrent ainsi de toute obligation morale.

Par exemple, un enfant qui ferait du mal à un autre camarade ou lui arracherait un jouet des mains sans sa permission ou encore lui manquerait de respect. Il suffirait à l’enfant à l’origine de l’incident de dire pardon et l’affaire serait classée.

L’enfant victime, comment vit-il cela, lui ?

Il est important à côté de dire pardon, que les parents apprennent aux enfants d’autres compétences sociales qui permettent justement une empathie.

Oui, bien-sûr, un pardon sincère peut-être le premier pas vers l’autre mais cela ne suffit pas.

Apporter à nos enfants des compétences sociales pour réparer la relation quand elle est cassée est primordial. Vouloir réconforter l’autre est vraiment important.

J’aide mon enfant à se poser des questions pour lui apporter les outils nécessaires pour bien vivre dans un groupe :

  • D’abord, avoir une réflexion sur comment se sent l’autre quand je fais ça ? Pour le savoir, regarder les expressions du visage de l’autre.
    Est-ce que moi, si cela m’arriverait, je serais joyeux ou au contraire triste ?
    Et la règle de base, ne pas faire à autrui quelque chose qui ne me plairait pas qu’on me fasse.
    Pour aider l’enfant à l’origine de l’incident, nous pouvons décrire la scène qui vient de se passer à l’enfant et de se tourner vers l’enfant blessé, comment d’après lui il se sent là ?
  • Lui expliquer que dans une société, pour pouvoir vivre heureux en communauté, il y a des règles pour que chacun se sente bien. Cela rend plus heureux l’autre mais soi-même aussi lorsque nous sommes bien entourés.
  • Et du coup, qu’est-ce que je peux faire pour réparer la relation (les affaires…). Je peux poser des questions comme : est-ce que tu as mal ? Tu as mal à ton pied ? On dirait que tu as besoin d’un pansement ? Ou peut-être tu as besoin d’un câlin qui te ferait du bien ?
  • Lui apprendre qu’être responsable de ces gestes et des émotions, pour lui poser la question comment faire la prochaine fois pour ne pas entrer dans la violence, l’agressivité , la compulsivité… la prochaine fois que la situation se reproduirait. Essayer qu’il trouve ses propres solutions pour une prochaine fois : comment vas-tu faire la prochaine fois ? Qu’est-ce que tu peux faire pour que cela se passe mieux, que cela ne se reproduise plus ?
  • Ne pas hésiter aussi à donner des responsabilités à l’enfant qui a causé un dommage moral ou physique ; lui demander d’aller chercher un pansement, de compresser la plaie, d’apporter à boire ou d’essayer de réparer ou remplacer un objet abîmé.

Selon les neurosciences, les humains sont câblés dès leur naissance pour entrer en résonnance avec l’autre et prédisposés à agir de manière juste et éthique. Ce qui amène à vire ensemble dans une harmonie.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.