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La crise des 2 ans de votre bambin

Avant de démarrer la lecture de cet article, demandez-vous comment vous vous sentez quand je parle de cette fameuse période chez l’enfant ?

Lorsque nous sommes parents de jeunes enfants, souvent on nous prévient que vers 2 ans cela se complique. Il y a plusieurs termes qui sortent comme le Terrible two, ou la crise d’opposition des 2 ans, la période du NON, le début des crises et des colères.

Tous ces termes là enferment au final les parents dedans. Ainsi, ils ne se posent plus de questions, à part d’être justement fermes dans leur éducation, pour ne pas se laisser manipuler ou que leurs petits deviennent rois.

Déjà, grâce aux neurosciences, je peux vous dire qu’un enfant avant l’âge de 6 ans est dans l’incapacité de manipuler qui que ce soit. Comprendre remet les choses dans leur contexte et permet de lâcher-prise. Certes un enfant a besoin d’un cadre avec des limites et des règles à respecter mais nous ne pouvons pas nous-mêmes dire non tout le temps et toute la journée. Nous verrons cela plus en détail un peu plus loin dans cet article.

Au final, l’enfant, à cette période, est en plein développement et veut seulement découvrir son environnement et commencer à vouloir jouer dans la cour des grands en nous  imitant. A vouloir faire comme nous, les adultes, puisque nous sommes ses référents, leur modèle.
Pour se faire il veut toucher à tout et en essayant de reproduire nos gestes.

A cet âge,  nous croyons qu’ils veulent nous aider, enfin c’est ce qu’on peut croire, mais au final il cherche à expérimenter le maximum de choses.
Et nous, souvent, nous les freinons dans leur élan, en leur disant NON, tu es trop petit. Donc, nous aussi au final, nous sommes dans le NON, alors que l’on pourrait faire autrement. Ainsi, nous éviterions une grande majorité de crises au quotidien et nos enfants vivraient plus en harmonie avec leur besoin de découverte.

Je souhaite ici, vous donnez quelques outils pour vous guider à accompagner votre bambin dans l’exploration.

  • Pour commencer, changer de terme : ne plus se dire que c’est une crise d’opposition mais une crise d’autonomie. Rien que de se dire ça, je trouve que ça change tout, c’est plus doux et positif. Cela nous donne un autre regard sur nos enfants pendant les crises et nous sommes plus patients avec eux dans ces moments-là. Car évidemment, si nous nous énervons, cela n’arrange rien à la situation.
  • L’enfant a besoin de nous à ses côtés. Au lieu de leur dire Non, ils souhaitent qu’on les accompagne. Ou alors qu’on leur dise quoi faire au lieu de leur dire de ne pas faire quelque chose. Alors qu’à 2 ans il n’a pas la compétence d’inhiber.

D’ailleurs, revenons sur l’environnement à cette période de développement de l’enfant. Je vous conseille de l’adapter en rangeant le matériel dangereux pour vos bambins ainsi que les choses que vous ne voudriez pas qu’ils  touchent. Cela évitera un certain nombre de fois de devoir répéter non, que de toute façon, pour rappel, votre enfant ne pourra pas inhiber.

  • Un parent qui permet une autonomie à son enfant de 2 ans ne connaît pratiquement pas de crises. Je suis même pour toujours encourager son enfant à vouloir faire des actions.
  • Donc le guider, lui montrer comment faire, faire avec lui… L’enfant, pour explorer son environnement, a besoin de se sentir en sécurité, de la présence de ses parents pour lui dire que faire, l’accompagner dans ses nouveaux mouvements de la vie.
  • Plus l’enfant essayera un nombre de fois illimité pour une action réussie jusqu’au bout et plus vite il deviendra autonome. Et croyez-moi souvent nous ne sommes pas au bout de nos surprises et d’émerveillement dans ce domaine.

 

Je vous conseille, à ce sujet , un site qui m’inspire énormément. C’est celui de Céline Alvarez.

Elle a publié de nombreuses vidéos qui montrent comment accompagner les enfants dans de multiples actions du quotidien. Elle montre pas à pas chacune de ses actions. Je trouve son travail fabuleux et exceptionnel pour un contenu, de plus, gratuit. Une vraie formation à votre disposition.


Même si je tiens à faire une différence entre le processus d’autonomie et laisser faire seul.

L’enfant a besoin d’être accompagné et d’avoir la présence d’un adulte à proximité pour avancer totalement vers une autonomie. 

Par exemple un enfant qui ne sait pas s’habiller, peut nous repousser en nous disant je veux faire seul. Et le jour où il ne se débrouille pas trop mal,  on lui dit maintenant tu t’habilles seul. Moi je vais préparer le petit déjeuner. Que fait l’enfant ? Souvent il ne veut plus rien faire car il se retrouve seul .

Et maintenant, une fois cette lecture terminée, un soulagement ? Votre vision de cette crise a changé ?

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